Il n’y a pas que les terrasses de café dans la vie en vacances, il y a aussi les bars !
Hier soir, je rejoins un ami, il me présente aux deux jeunes femmes déjà présentes à sa table
– Voici Clarissa, elle écrit des livres !
Je soupire intérieurement, j’aurais préféré qu’il n’en dise rien. Je n’aime pas me retrouver au centre de l’attention, je préfère écouter.
Les jeunes femmes s’intéressent.
– Oh, c’est vrai ! Des romans publiés ? Quel genre ?
Je fais un geste vague de la main pour minimiser, espérant les dissuader d’en savoir plus
– Des petites histoires d’amour…
Mais l’une d’elles aime beaucoup lire des romances, elle me demande déjà des titres, portable en main pour les noter.
J’essaie de doucher son enthousiasme.
– heu, ce sont des romances plutôt épicées…
– encore mieux ! C’est ce que j’aime !
Je glousse nerveusement, sans rien lâcher sur mes écrits.
Elles me taquinent : mais qu’est ce que c’est que cette auteure qui ne veut pas parler de ses livres, qui ne veut pas « se vendre »…
Et là, ouf, je réussis habilement à changer de sujet de conversation ; j’évoque les dark romances découvertes la veille sur France Interne, avant de détournerl’attention sur mon ami : « il écrit lui aussi ! », car comment avouer à deux inconnues aux sourires désarmants :
– en fait, l’aspect « romance » est assez secondaire dans mes histoires, ce qui prime, ce sont les scènes sensuelles et les séances bd*m. Des histoires fantasmatiques « pour émoustiller le lecteur et la lectrice » , comme le dit La Musardine !
On se reverra peut-être à Paris entre filles, et je ferai mon coming-out d’autrice ér0tique qui sait…
En tout cas, je leur ai donné mon mail clarissa.riviere, et si elles sont curieuses, elles seront vite fixées sur le genre d’histoires que j’affectionne
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